OSTEOPATHIE ET SKI 

La période hivernale est moment propice pour s’adonner aux joies du ski.

 

Cependant il n’est pas rare que cet engouement se transforme en souffrance lorsqu’elle vient être ponctuée par des chutes ou autres événement traumatique, que ce soit chez le débutant ou le skieur confirmé.

 

Une journée de ski est un exercice d’endurance. Même si l’effort n’est pas continu ni d’une grande intensité (sauf en cas de compétition), le corps est sollicité durant toute la journée de pratique.

 

En fin de journée, la fatigue apparait et le risque de blessure augmente.

 

Chaque année de nombreuses personnes se voient infliger de nombreuses blessures. De la simple entorse du genou ou des doigts, en passant par des luxations, des fractures voir des traumatismes crâniens, personne n’est vraiment à l’abri.

Mais heureusement, il ne faut pas dépeindre uniquement les risques de sport, qui reste un moment de véritable liberté et de plaisir. Faut-il qu’en même préparer suffisamment son corps, c’est en cela que l’ostéopathie peut être indiqué aussi avant qu’après le ski.

 

 

L’ostéopathie chez le skieur

Stress, concentration, gestion de ces émotions…

Le ski demande de nombreux efforts aussi bien physiques que mentales. Mais ces caractéristiques ne sont pas inhérentes qu’aux champions, elles sont présentes tant chez les skieurs aguerrirent que les simples débutants.

 

Skier demande une certaine technique qui peut traumatisante pour les articulations du membre inférieur en particulier : hanche, genoux et cheville sont en travail permanent.

 

Si on s’intéresse aux compétiteurs, tout comme ceux qui ont un niveau plus que correct, le ski va demander une forte intensité dans la mise en place de mouvement du corps, afin qu’il soit le plus efficient possible.

 

Pour effectuer ces mouvements peu physiologiques sans risque d’abîmer ses articulations, il faut une totale liberté articulaire dans les zones concernées. Si ce n’est pas le cas, certaines causes peuvent être liées à des traumatismes antérieurs (chute, choc, fracture mauvaise posture, etc….)

Que ce soit :

 

-au niveau des genoux : en employant un vocabulaire d’initié, lors d’un enchaînement de virages «type carving » :

Schéma de la dynamique de la zone lombaire dans l’enchainement des virages au ski.

 

Sur un virage à droite les condyles fémoraux vont faire une rotation vers la gauche tandis que le plateau tibial va tourner à droite, contribuant ainsi à cette torsion intra-auriculaire.

 

En cas de gênes sous-jacentes, le mouvement  ne pourra pas se faire correctement et de possibles douleurs pourraient apparaitre (douleurs articulaires, tendinites, etc.,…) handicapant, de fait, le pratiquant. Ceci vaut pour tous les skieurs

 

-au niveau du bassin et zone lombaire : Sacrum et lombaires sont très sollicitées en ski, ce qui peut entrainer un cisaillement entre le haut et le bas du corps, par le fait que les jambes doivent être le plus mobiles possibles tout en maintenant le haut du corps gainé afin  de garder les épaules face à la pente (changement d’appuis + changement de trajectoire = modification de la position du bassin par rapport aux membres inférieur).

 

Ces pièces osseuses assurent un lien entre les mouvements du haut et bas du corps. Elles doivent être libres de toute dysfonction pour pouvoir être performant. Si la position du sacrum n’est pas correcte, celle de la colonne vertébrale ne le sera pas non plus.

Quelles articulations touchées

Quand consulter ?

La pratique du ski ou du snowboard entraîne un risque traumatique chez l’enfant comme chez l’adulte. Que l’on soit débutant ou expérimenté nulle n’est à l’abri de la mauvaise chute ou du blocage lié ou non à ce sport.

 

Donc quand consulter :

-A titre préventif :

     -pour établir un bilan,
     -pour préparer une épreuve
     -simplement vérifier qu’il n’y est pas quelconque blocage (articulaire ou autre)

     -qui pourrait entraîner des douleurs ou gênes lors de la pratique du ski.

 

Il est important de réaliser des séances d’ostéopathies au début de la préparation pour libérer toutes les articulations et ainsi permettre au corps de mieux résister aux efforts qu’il va endurer.

 
Même si l’on ne souffre d’aucunes douleurs, rien n’indique qu’il n’y est pas un blocage sous-jacent qui pourrait entrainer une douleur par la suite.
 

-A titre curatif :

     -Pour réduire et de rééquilibrer les tensions consécutives à la blessure,
     -Pour éviter au corps le maintien de tensions qui pourraient aggraver la blessure ou empêcher le bon rétablissement,

     -Après fractures, entorses, opérations chirurgicales (pour aider une bonne cicatrisation),

    -Pour effacer les traumatismes mêmes anciens.

 

Exercices de préparation

Il est important de faire des efforts d’endurance quelques jours voir quelques semaines avant les départs pour les stations. Commencez par des balades, du vélo, de la marche et de la course.

 

Si vous avez prévu de rester quelques jours à la montagne, il est important de ne pas commencer trop fort ni trop longtemps. Commencez par vous échauffer pour une mise en route du corps.

 

Au ski il fait froid les muscles et le corps ont besoin de se chauffer. Choisissez des premières pistes simples et descendez-les prudemment. C’est souvent lors de la première ou de la dernière descente que les blessures se produisent.

Exercice 1

-la marche : faites des petites séquences de 15 à 30 minutes, d’abord sur le plat, puis rapidement courir sur des terrains en relief.

La monté renforce le cœur et l’endurance, descente renforce les cuisses 

 

-courir : Courir en dévers, permet de renforcer les chevilles, les genoux et améliore l’équilibre.

 

Travailler en fractionné, c’est-à-dire d’alterner les vitesses de course : 15 secondes de course rapide et 15 secondes de course plus lente.

EXERCICE 2 : LE SPEED SKATER

Pour reproduire les mouvements du ski. Il permet de :

-en attendant la neige, l’exercice du speed skater est idéal. Il va vous permettre de :

-travailler les fessiers et vos jambes tout en améliorant votre souplesse.

- renforcer les articulations des genoux et des chevilles.  

 

But de l’exercice : Faites un petit saut d’un pied sur l’autre en supportant le poids de votre corps en équilibre sur la jambe de réception.

 

Réaliser 1x 15 mouvements pour chaque jambe.

EXERCICE 3 : LE SQUAT

Exercice pour travailler les fessiers et les quadriceps (l’avant des cuisses)

 

But de l’exercice : debout, les pieds écartés à la largeur des épaules, fléchissez vos genoux en gainant votre ceinture abdominale. Ces derniers ne doivent pas dépasser vos pieds, le mouvement se fait dans l’axe du corps et non vers l’avant. Pensez donc à bien tenir votre dos droit.

 

Commencer par faire 1 x 20 mouvement.

 

Vous pouvez également augmenter la difficulté de l’exercice avec une barre de poids ou en tenant des haltères.

EXERCICE 4 : travail des quadriceps

-Se placer le dos appuyé contre un mur, les genoux fléchis à 90 degrés, comme si vous étiez assis sur une chaise ;
-Contracter les abdominaux et rentrer le ventre.
-Rester dans cette position 30 secondes puis 1 minute, et prolonger la durée de 30 secondes à chaque fois.

EXERCICE 5 : travail des ischio jambiers

-S'installer sur le sol et s'allonger sur le dos, les jambes pliées, genoux fléchis, les mains à plat sur le sol, les bras le long du corps.
-Décoller les fesses du sol en poussant à fond sur les pieds et redescendez.
Il est nécessaire de répéter ce mouvement plusieurs fois.
-Maintenir cette position pendant quelques secondes puis ramener le bassin au niveau du sol.
-Refaire l'exercice entre 5 et 10 fois

EXERCICE 6 : LE GÉNIE

But de l’exercice : Agenouillé sur le sol, le dos bien droit, ramenez vos bras en croix contre votre poitrine.

En gainant le haut de votre corps, vos fessiers et votre ceinture abdominale, vous allez légèrement cambrer votre dos vers l’arrière sans perdre l’équilibre, puis revenir à la position initiale.

 

Faites 1 série de 20 mouvements.

EXERCICE 7 : FENTE LATÉRALE

Renforcement des fessiers, des quadriceps et des adducteurs.

C’est un excellent exercice d’échauffement également

 

But de l’exercice : Debout, le dos droit, écartez une jambe vers le côté en fléchissant ce genoux. Gainez votre ceinture abdominale pour rester bien centré. Tenez cette position quelques secondes puis revenez vers en position initiale. Faites de même pour la seconde jambe.

 

Faites 2 séries de 15 mouvements pour chaque jambe. 

 

Au bout de quelques semaines on pourra augmenter le nombre de série jusqu’à réussir à faire 4 x 20 mouvement

Enfin la proprioception :

A la maison, se mettre sur une jambe et tenir en équilibre.

La jambe est fléchit, le poids du corps est sur l’avant du pied.

On commence les yeux ouverts puis progressivement en fermant les yeux.

On essaye de maintenir la posture environ 30 secondes sur chaque jambe. Répéter l’exercice 2 à 3 fois.

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